Archives de catégorie : Actualités

Journées Voltaire 2026 – Voltaire et les passions

18-19 juin 2026

Colloque International

SORBONNE UNIVERSITÉ

Maison de la recherche, salle D040

Jeudi 18 juin 2026

13h30              Accueil et mise en place

13h45              Introduction

Olivier Ferret (Université Lumière Lyon 2, IHRIM) et Gianni Iotti (Université de Pise)

SESSION 1

14h00              Les passions tristes du gai Voltaire. Rhétorique et usages de la haine au cœur des Lumières.

Diego Venturino (Université de Lorraine – site de Metz)

14h25              Les passions moteurs de l’histoire ?

Myrtille Méricam-Bourdet (Université Lumière Lyon 2, IHRIM)

14h50              Discussions

15h10              Pause-café

SESSION 2

15h30              Le fanatisme comme passion collective chez Voltaire : le Traité sur la tolérance face à l’erreur judiciaire.

Chama Elazouzi (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, SLLACHE, Fès, Maroc)

15h55              Voltaire et les passions à l’épreuve des affaires Calas, Sirven et La Barre : esquisse sur les mécanismes de l’injustice.

Younes Bel-Mkdaddem (Faculté des Lettres et Sciences humaines Dhar El Mehraz, LACuDis, Fès, Maroc)

16h20              Discussions

17h15              CA et AG de la Société des études voltairiennes

20h                  Dîner du colloque

Vendredi 19 juin 2026

9h15                Accueil et mise en place

SESSION 3

9h30                Voltaire théoricien de l’affective regulation ? De la maîtrise des passions à l’intelligence émotionnelle au xviiie siècle.

Zied Smat (Université de Tunis El Manar, ISSHT / Université de Lille, ALITHILA)

9h55                Les larmes de Voltaire : le sentimentalisme en question entre Nanine (1749) et L’Écossaise (1760).

Marco Menin (Université de Turin) et Debora Sicco (Université du Piémont Oriental)

10h20              Discussions

10h40              Pause-café

SESSION 4

11h                  « Le théâtre est la peinture vivante des passions humaines » : reconfigurations théoriques et dramaturgiques chez Voltaire face à une notion en mutation.

Dario Maria Nicolosi (Sorbonne Université)

11h25              Contre la catharsis : indignation tragique et dramaturgie politique dans le théâtre de Voltaire.

Justine Mangeant (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, DYPAC)

11h50              Discussions

Pause méridienne : buffet

13h45              Accueil et mise en place

SESSION 5

14h00              Passion(s) de Shakespeare : La Mort de César de Voltaire.

Pierre Saint-Amand (Université de Yale)

14h25              Voltaire et les passions tragiques à travers les fables antiques.

Gabriel Federicci (Sorbonne Université, CELLF)

14h50              Discussions

15h10              Pause-café

SESSION 6

15h30              La fabrique théâtrale des passions : co-création scénique de l’émotion tragique entre Voltaire et l’actrice Mlle Clairon (1750-1760).

Teodora Popa (Sorbonne Université, CELLF)

15h55              Une « déclamation notée ». Passions tragiques et jeu théâtral chez Voltaire.

Vincenzo De Santis (Université de Salerne)

16h20              Discussions

Appel à communications : Voltaire et les passions

Colloque international organisé par la Société des études voltairiennes, Paris, 18-19 juin 2026

Sorbonne Université, Maison de la recherche, salle D040

L’enquête sur le traitement, par Voltaire, de la question des passions invite à effectuer une traversée de l’intégralité de son œuvre dont l’ampleur est sans doute intimidante. On s’en tiendra à suggérer quelques aspects de la réflexion qui peuvent être abordés et croisés dans les communications, en fonction des corpus retenus.

Les pistes que l’on va esquisser ne visent pas à segmenter les pans de l’œuvre mais bien plutôt à attirer l’attention sur des aspects du problème qui ne sauraient être strictement corrélés à l’un – à l’exclusion d’autres – des segments que l’on n’indique ici qu’à titre d’illustration.

La question soulève d’abord un problème de définition et doit être inscrite dans un héritage philosophique qui invite à situer le discours voltairien par rapport aux penseurs du siècle précédent qu’il a lus et dont il a parfois annoté les textes dans les exemplaires conservés dans la bibliothèque de Ferney. C’est d’abord le cas de Descartes qui, dans son Traité des passions (1649), propose une typologie des passions (« primitives » vs « particulières ») et, dans le cadre d’une philosophie dualiste, appréhende les passions au niveau de l’interaction du corps et de l’âme. Mais c’est aussi le cas de Spinoza, qui, notamment dans l’Éthique (1677), développe une pensée moniste et esquisse une géométrie des passions au sein d’une théorie générale des affects.

Un nouveau contexte de la réhabilitation générale des passions a aussi progressivement pris consistance, dans la première moitié du xviiie siècle, qui laisse derrière elle le rigorisme moral pessimiste de la tradition religieuse, ainsi que l’idée de corruption liée au péché originel, pour identifier dans les passions les ressorts de la sociabilité humaine. En privilégiant l’examen de la tension entre passions et actions, il s’agirait ainsi d’apprécier les propositions théoriques que formule Voltaire en particulier dans des textes « philosophiques », opuscules et ouvrages alphabétiques, propositions qui ouvrent encore sur une saisie de la dimension anthropologique de cette question.

On peut s’intéresser en outre à la manière dont les passions, en tant qu’elles entrent potentiellement en conflit avec l’exercice d’une raison dépassionnée, sont invoquées dans l’ordre des discours. On songe par exemple aux textes polémiques qui tendent à réduire la portée du discours antagoniste au produit d’une logique passionnelle, dont le discours de Voltaire est à l’évidence lui-même loin d’être exempt. S’agissant des textes pamphlétaires, on pourra alors s’interroger sur le statut de la haine comme argument voltairien mais aussi, dans les discours d’autres auteurs et autrices, comme élément caractérisant le registre polémique voltairien.

Mais il s’agira aussi d’explorer la manière dont, dans le cadre des affaires (Calas, Sirven, La Barre) dans lesquelles il s’est fortement impliqué, Voltaire mobilise la question des passions pour rendre compte des mécanismes conduisant à l’erreur judiciaire, à commencer par le phénomène de l’émotion des esprits corrélé à l’analyse du fanatisme en tant que manifestation d’une intolérance en acte.

On pourra encore prêter attention aux arguments mettant en jeu les passions dans le discours historique de Voltaire, en tant qu’ils peuvent être érigés en principes explicatifs de chaînes de causalités, en particulier dans les grandes sommes historiques constituant un panorama trans-séculaire (l’Essai sur les mœurs, que prolongent Le Siècle de Louis XIV et le Précis du siècle de Louis XV), mais aussi dans les monographies consacrées à Charles XII, roi de Suède, et à Pierre-le-Grand, tsar de Russie. Dans quelle mesure les passions sont-elles considérées comme des moteurs de l’action politique ? On rejoint aussi par là le questionnement sur de possibles corrélations entre événements privés et publics. On pourra, en outre, s’interroger sur le rôle que jouent les passions non seulement dans la dynamique des événements historiques racontés, mais également dans les réactions des lecteurs et lectrices, dont Voltaire entend, comme il l’affirme, « remuer les passions », rompant définitivement avec les modèles historiographiques qu’ont pu représenter Mézeray ou Daniel, dont Voltaire a lu et critiqué les histoires de France.

Une troisième piste pourrait envisager la place et les fonctions des dynamiques passionnelles dans les œuvres de fiction. Comment les passions entrent-elles dans les ressorts d’une intrigue, au sein d’une épopée (La Henriade) ou de son envers parodique (La Pucelle), ou encore au sein des « romans philosophiques », regroupés sous cette étiquette dans certaines des collections successives des œuvres publiées du vivant de Voltaire, où les répertoires classiques des paradigmes passionnels cèdent la place à une représentation plus plastique des passions liées aux expériences du corps sensible des personnages.

Quant au corpus du théâtre, une attention spécifique pourrait être apportée aux fonctions dramatiques des passions. Outre l’examen de ressorts passionnels dans les intrigues des pièces, la réflexion conduit, au-delà de considérations fonctionnalistes, à une interrogation de nature esthétique, qu’il faudrait faire dialoguer avec les théorisations contemporaines de la finalité du théâtre (et notamment du drame), à commencer par celles formulées par Diderot à la fin des années 1750 et immédiatement contestées par Rousseau dans la Lettre à D’Alembert sur les spectacles (1758).

À plus large échelle, s’agissant de la tragédie, il s’agirait de s’interroger sur la manière dont Voltaire se positionne, dans ses écrits théoriques mais peut-être d’abord dans sa conception dramatique et sa pratique dramaturgique, par rapport à l’héritage aristotélicien : y a-t-il, dans l’œuvre de Voltaire, une pensée singulière de la catharsis ?

Les propositions de communications peuvent être adressées conjointement à Olivier Ferret (olivier.ferret[at]univ-lyon2.fr) et à Gianni Iotti (gianni.iotti[at]unipi.it) jusqu’au 15 janvier 2026.

Les textes issus de ces communications, dès lors qu’ils auront reçu l’approbation de son comité de lecture, seront publiés en 2027 dans le numéro 27 de la Revue Voltaire.

Appel à communications : Les modernités de Voltaire (Sousse, Tunisie)

Colloque international organisé par le Laboratoire de Recherche  École et Littératures (LAREL) du 16 au 17 avril 2026

Faculté des lettres et des sciences humaines de Sousse, Université de Sousse, Tunisie

        Aucun homme de lettres français n’est autant invoqué que Voltaire dans l’actualité. Ses combats pour la tolérance et la liberté d’expression, contre l’injustice et le fanatisme religieux n’ont rien perdu de leur pertinence, ainsi que l’a démontré le succès en librairie de son Traité sur la tolérance (1763) après les attentats de 2015. Si être moderne, comme le souligna en son temps Michel Foucault, consiste d’abord à entretenir un certain mode de relation à l’actualité, à « réfléchir sur l’actualité »[1], Voltaire est l’homme de lettres moderne par excellence. En effet, la modernité est un concept désignant l’idée d’agir en conformité avec son temps et non plus en fonction de valeurs considérées comme dépassées : être moderne, c’est d’abord être tourné vers l’avenir. Le Moderne n’est pas seulement le contemporain, l’actuel, il ne se confond pas avec le nouveau ou le présent ; avant d’être une époque, la Modernité est un « esprit », une entreprise individuelle et sociale de libération par rapport aux diverses tutelles qui maintiennent l’humanité dans un état d’hétéronomie : la tutelle spirituelle, morale et scientifique de l’Église, la tutelle politique et économique de la monarchie, et même la tutelle esthétique des Anciens. Last but not least, Voltaire a été l’un des premiers à se positionner en faveur d’une simplification et d’une clarification de la langue française, dans un souci de précision et de compréhension. Sa tentative de réforme de l’orthographe et la grammaire pour les adapter aux nécessités de son époque participe directement à sa volonté de libérer l’esprit humain des entraves du dogmatisme et de l’obscurantisme. Avec Voltaire, la Modernité sort définitivement des cadres de la tradition qu’elle avait pu conserver, pour s’engager sur la voie de l’État moderne et de la civilisation du commerce, pour défendre la liberté de conscience et la suprématie des sciences physico-mathématiques. Dans sa lutte en faveur de l’émancipation progressive à l’égard des contraintes qui pèsent sur l’humanité, Voltaire a mis le feu aux structures vermoulus de l’Ancien régime, défendant l’idée que les hommes doivent concevoir la politique en fonction de critères rationnels et non plus, comme par le passé, en fonction de considérations aristocratiques, religieuses ou théologiques. Très lié aux idées d’émancipation, d’évolution, de progrès et d’innovation, le concept de modernité incarné par Voltaire constitue l’opposé des idées d’attachement au passé, d’immobilisme et de stagnation ; il valorise la culture et la connaissance rationnelle triomphant des superstitions, des préjugés et du dogmatisme, et assurant la marche de l’humanité dans le sens du perfectionnement moral et du bonheur.

        Étudier de manière critique le thème de la modernité et de l’actualité de Voltaire, de l’artiste et du penseur, consisterait à explorer, entre autres, les axes suivants[2] :

  • Voltaire et la littérature : ses innovations littéraires ; Voltaire réformateur de la langue et de l’orthographe françaises ; Voltaire historiographe
  • Voltaire maître à penser des Lumières : sa propagation en France de la philosophie et de la science anglaises ; sa critique des systèmes ; ses combats contre le fanatisme et l’intolérance et en faveur de la liberté de penser et la liberté d’expression
  • Voltaire réformateur : son éloge du progrès et du commerce ; Voltaire entrepreneur ; ses prises de position contre la peine de mort et pour une justice moderne ; Voltaire et le végétarisme ; Voltaire féministe ?
  • Actualité et modernité de Voltaire aujourd’hui : le triomphe de ses idées après 1789 ; l’actualité de ses combats à travers le monde ; quelle place pour l’intellectuel engagé dans la société moderne ?
  • Les limites de sa modernité : Voltaire est ancien et moderne à la fois : d’une part, il est resté foncièrement attaché au « siècle » de Louis XIV et n’a pas vu venir certaines évolutions ; d’autre part, il est trop ancré dans l’actualité la plus immédiate pour que ses « fusées volantes » aient pu passer le temps ; enfin, Voltaire n’était ni un démocrate ni un révolutionnaire, il n’avait qu’un amour modéré de l’égalité et ne cherchait pas à éduquer le peuple
     

Modalités de soumission

Les propositions de communication de 300 mots avec une brève notice bio-bibliographique (100 mots maximum) seront envoyées à Nizar Ben Saad (bensaadnizou@yahoo.fr) et Gerhardt Stenger (gerhardt.stenger@univ-nantes.fr) avant le 31 décembre 2025.


 
[1] Michel Foucault, « Qu’est-ce que les Lumières ? », dans Dits et Écrits, tome IV, 1984, p. 562-578.
[2] Avant d’accuser Voltaire de misogynie, d’homophobie, d’islamophobie, de racisme ou d’antisémitisme, on est prié de jeter un coup d’œil sur le site de la Société Voltaire où ces questions sont traitées de manière (quasi-)définitive et sans a priori coupable : https://societe-voltaire.org/cqv/

Voltaire / Rousseau en leur temps. Regards croisés sur les archives d’écrivain au XVIIIe siècle, 21 mai 2025

Journée d’étude organisée par Nathalie Ferrand (ITEM, ENS/CNRS)

Bibliothèque nationale de France, Salle des conférences, 5 rue Vivienne, 75002 Paris

9h30 Nathalie Ferrand, ITEM, ENS / CNRS, Introduction

9h45 Nicholas Cronk, Voltaire Foundation, Oxford, La place des
manuscrits dans une édition numérique de correspondance : les travaux en chantier pour « Oxford University Voltaire » (OV)

10h15 Gillian Pink, Voltaire Foundation, Oxford, Un cahier de travail
de Voltaire reconstitué

10h45 Nathalie Ferrand et Marie-Laure Massot, CAPHES, ENS /
CNRS, « La lettre la plus importante du livre » : transcription intégrale et analyse génétique du brouillon de la lettre III, 18 de Julie, ou La Nouvelle Héloïse de J.-J.Rousseau (BnF, Naf 28006)

11h30 Discussion

12h Pause déjeuner

14h Greg Brown, University of Nevada, Las Vegas, À la recherche
d’un nouveau Beaumarchais

14h30 Mathilde Chollet, LARHA (Lyon) et TEMOS (Le Mans)
Comment naît une écrivaine. Les manuscrits de Sophie Cottin, de l’entrée en écriture à la (dé)construction hagiographique

15h Alexandre Stroev, Université Sorbonne Nouvelle, Réécrire sa vie : correspondances et mémoires épistolaires du prince Charles-Joseph de Ligne

15h30 Discussion

16h Pierre Musitelli, ENS / ITEM, Correspondre en français dans l’Italie du XVIIIe siècle : enquête dans les archives d’écrivains et imprimeurs

16h30 Marc Smith, EPHE / ENC, Pour une paléographie des manuscrits du XVIIIe siècle


17h Discussion générale, avec Olivier Wagner, conservateur à la BnF

Travaux en cours des groupes de l’équipe « Écritures des Lumières » de l’ITEM
Comment se forment les archives des écrivains, quelles traces de la création recèlent-elles ? De quelle manière et à quelles conditions le chercheur peut-il non seulement classer ce qui semble inerte mais aussi faire revivre, grâce à une approche génétique notamment, la dynamique de la création et de la pensée ?
Voltaire et Rousseau présentent du point de vue de leurs archives deux cas de figure totalement différents, qu’il est intéressant de considérer ensemble pour mieux cerner les spécificités de l’époque. Leur comparaison est rendue possible aujourd’hui grâce à un ensemble de travaux récents ou en cours qui renouvellent profondément l’état des connaissances sur leurs pratiques d’écrivain, leurs rapports à leurs manuscrits et aux livres de leur bibliothèque, et l’histoire longue de leurs papiers. En partant de cet axe de comparaison, on élargira ensuite le cadre pour étudier la physionomie de l’archive d’autres auteurs et autrices du XVIIIe siècle, tels que Beaumarchais, Sophie Cottin, Le Prince de Ligne, ou bien d’épistoliers francophones de la péninsule italienne. Enfin, une approche paléographique sur les écritures du XVIIIe siècle aidera à comprendre les normes ou les singularités de ces précieux gisements d’encre et de papier dans leur temps.
Cette journée d’étude est la suite de celle qui s’était tenue le 12 mars 2024 à l’École normale supérieure et fait dialoguer les différents groupes de travail de l’équipe « Écritures des Lumières » de l’ITEM avec des collègues venus de France et de l’étranger.

JOURNÉES VOLTAIRE 2025 – « VOLTAIRE ET LA PRESSE »

JOURNÉES VOLTAIRE 2025 – « VOLTAIRE ET LA PRESSE », 19-20 JUIN 2025
COLLOQUE INTERNATIONAL

Organisation : Renaud Bret-Vitoz (Sorbonne Université), Myrtille Méricam-Bourdet (Université Lumière Lyon 2 – IHRIM) et Dario Nicolosi (ERC ModERN)

Avec le soutien de : Société des études voltairiennes – IHRIM – Sorbonne Université – CELLF – BnF|DataLab – ERC ModERN – Sorbonne Initiative Europe – PRITEPS

Jeudi 19 juin – Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, 5 Rue Vivienne, 75002 Paris, salle des conférences

9h30 Accueil des participants

10h Introduction
Renaud Bret-Vitoz (Sorbonne Université) et Myrtille Méricam-Bourdet (Université Lyon 2 – IHRIM)

10h15 Présentation du DataLab par Marie Carlin (BnF, DataLab)
Présentation de l’ERC ModERN par Glenn Roe (ERC ModERN – Sorbonne Université)

10h45 Les LLMs sur les traces de Voltaire : débusquer les anecdotes dans la presse du XVIIIe siècle
Motasem Alrahabi (Sorbonne Université)

11h15 Discussion

11h30 Voltaire « dans » la presse, ou de la reconstruction, à l’aide d’outils numériques, d’une figure médiatique dans les journaux du XVIIIe siècle
Dario Maria Nicolosi (ERC ModERN – Sorbonne Université)

12h Voltaire dans la presse anglaise du XVIIIe siècle
Oanez Hélary (Université Rennes 2)

12h30 Discussion

14h30 La figure du journaliste dans L’Envieux et L’Écossaise, ou les mutations d’un imaginaire médiatique
Alexis Lévrier (Université de Reims)

15h Voltaire in the Press of Denmark-Norway
Jonas Thorup Thomsen (Voltaire Foundation, Oxford)

15h30 Avec ou sans approbation : état des lieux du corpus voltairien dans les périodiques francophones
Myrtille Méricam-Bourdet (Université Lyon 2 – IHRIM)

16h Discussion

17h30 Assemblée générale de la SEV

Vendredi 20 juin – Maison de la Recherche, 28 rue Serpente 75006 Paris, salle D323

9h45 La Correspondance de Voltaire dans la presse périodique : le cas des lettres de remerciement
Jack Iverson (Whitman College, États-Unis)

10h15 De l’interdit à l’imprimé : diffusion et réemploi des Lettres philosophiques dans la presse
Sarah Phillips (ERC ModERN – Sorbonne Université)

10h45 Discussion

11h15 Desfontaines, Prévost et Voltaire
Olgie Lee (Université Lyon 2 – IHRIM / Université de Sogang)

11h45 Voltaire et l’adoubement littéraire de Mademoiselle de Malcrais de La Vigne
Timothée Léchot (Université de Fribourg)

12h15 Discussion

14h15 Voltaire philosophe au fil des comptes rendus du Journal encyclopédique
Olivier Ferret (Université Lyon 2 – IHRIM)

14h45 La « panthéonisation » de Voltaire dans le Journal des Dames (1761-1765)
Marie-Hosanna Chauvin (Université Lyon 2 – IHRIM)

15h15 Les journalistes catholiques devant l’édition de Kehl : branle-bas de combat
Stéphanie Gehanne-Gavoty (Sorbonne Université)

15h45 Discussion et conclusions

L. Macé, Voltaire devant l’Index et le Saint-Office. Les dossiers de censure

Laurence Macé,  Voltaire devant l’Index et le Saint-Office. Les dossiers de censure, Napoli, ISPF Lab Consiglio Nazionale delle Ricerche (“I Quaderni del Lab”, 8), 2024, 470 p. ; ISBN 978-88-908712-6-9.

http://www.ispf-lab.cnr.it/quaderni/2024_q08

Voltaire fut l’auteur le plus censuré par les congrégations romaines du Saint-Office et/ou de l’Index au XVIIIe siècle. Ce livre propose une édition critique des documents inédits issus des 32 procédures lancées contre ses textes de 1748 à 1804 : un résumé présentant les motifs de condamnation précède le rapport du censeur et l’on renvoie à l’édition des Œuvres complètes de Voltaire (Oxford, Voltaire Founda- tion) pour chaque passage incriminé. Exceptionnel par son caractère massif et inédit, le corpus rassemblé jette une nouvelle lumière sur le moment de bascule que constituent les années 1748-1752 dans la perception de Voltaire et des Lumières françaises. Il illustre la manière jurisprudentielle, juridiquement fondée mais historiquement à contretemps, dont Rome tenta de réagir aux revendications jurisdic-tionnalistes croissantes des États italiens et européens que les textes de Voltaire et des Lumières confortaient. Il témoigne enfin de la submersion des hommes de Rome sous le flux des libelles de Voltaire et d’une forme de désarroi face à la dérision implacable de sa plume.

L’ouvrage est téléchargeable gratuitement au format PDF et EPub.

Journées Voltaire 2025 – appel à communications : Voltaire et la presse

Organisées par la Société des Études Voltairiennes, le CELLF et l’IHRIM

en collaboration avec le DataLab et l’ERC ModErn

19-20 juin 2025

Lieux : BnF et Maison de la Recherche, Paris

À un moment où les corpus périodiques du XVIIIe siècle sont très largement accessibles en ligne, et commencent à pouvoir être exploités efficacement par différents outils liés à l’intelligence artificielle, la Société des Études Voltairiennes souhaite réexaminer les liens entre Voltaire et la presse de son époque. Le mépris de Voltaire pour les journalistes contemporains est bien connu, de même que ses déclarations à l’emporte-pièce sur le peu d’intérêt qu’il accorde aux journaux. Cette posture ne résiste cependant pas à l’examen de sa correspondance, qui atteste au contraire un certain nombre de liens avec les rédacteurs de plusieurs périodiques de son époque. Et encore n’avons-nous sans doute accès qu’à une infime partie de ce qui s’est joué de son vivant, par des liens directs lorsque Voltaire était à Paris, ou par le biais de ses proches (Thiriot, Mme Denis, etc.) qui ont servi de relais. Les Journées Voltaire se proposent donc d’interroger les liens que Voltaire a entretenus avec la presse de son époque de manière extensive, en réexaminant des corpus jusque-là moins accessibles dans les collections.

On souhaiterait en premier lieu que ces liens soient explorés par le biais de la présence même des textes voltairiens dans les périodiques. Quels textes se trouvent publiés ? dans quels journaux ? à quelles dates ? Existe-t-il des traces externes indiquant que Voltaire a été acteur de ces publications, qu’il a pu chercher à solliciter ? Les subit-il au contraire ? Ou bien encore en bénéficie-t-il sans avoir cherché à les favoriser dans le cas de certains périodiques ? Autrement dit, on cherchera à préciser ce que peut recouvrir l’expression de « collaboration médiatique » (D. Droixhe) qui a pu être employée pour désigner ces liens, et qui sont sans doute extrêmement variables d’un périodique à un autre.

On examinera ainsi à nouveaux frais les relations que Voltaire a établies avec les journalistes de son époque, en prêtant aussi une attention particulière au contexte de publication des périodiques (en France ou à l’étranger, avec autorisation ou non, etc.), et aux types de textes mêmes que ces périodiques publient – ou ne publient pas. À côté des imprimés séparés ou des recueils d’œuvres, de quelle nature est l’œuvre voltairienne qu’impriment les différents journaux ? Conserve-t-on par ailleurs des traces de la réception des textes ainsi diffusés, et de la perception qu’en ont eue les contemporains ? On pourra donc aussi chercher à mesurer l’influence possible de la publication de l’œuvre par le biais des périodiques, qui ont eux aussi contribué à sa diffusion.

On pourra enfin considérer la réception critique des œuvres voltairiennes en leur ensemble (contes, ouvrages historiques, scientifiques ou philosophiques, théâtre représenté et/ou édité, etc.) au sein des périodiques, tout en la situant de manière précise par rapport au(x) genre(s) de la critique littéraire qui se met en place au cours du XVIIIe siècle. Sans se limiter à l’étude des discours idéologiquement situés de tel ou tel journal, et qui ont déjà pu faire l’objet de travaux, l’examen pourra aussi mettre en valeur la place qui est accordée – ou non – à Voltaire au sein de la sphère littéraire relativement aux autres auteurs contemporains, et détailler les modalités pratiques utilisées par la presse à cette fin (comptes rendus critiques rédigés par les journalistes, recueils d’anecdotes, publication de poèmes ou de lettres envoyés par des tiers, etc.).

Les propositions de communication sont à envoyer à myrtille.mericam-bourdet[at]univ-lyon2.fr avant le 30 novembre 2024. Les communications feront l’objet d’une publication dans la Revue Voltaire n° 26 (2026).

Organisateurs : Myrtille Méricam-Bourdet (Université Lumière Lyon 2) et Renaud Bret-Vitoz (Sorbonne Université).

Bibliographie indicative

– Bédarida, Henri, « Voltaire, collaborateur de la Gazette littéraire de l’Europe (1764) », dans Mélanges d’histoire littéraire générale et comparée offerts à Fernand Baldensperger, Paris, Champion, 1930, p. 24-38

– Ben Messaoud, Samy, « Voltaire et la Gazette littéraire de l’Europe, brève illustration du journalisme pamphlétaire », dans P. Bonnet (dir.), Littérature et contestation : pamphlets et polémiques du règne de Louis XIV aux Lumières, Paris, Éditions Le Manuscrit, 2011, p. 379-396

– Ben Messaoud, Samy, « Voltaire journaliste scientifique », Revue Voltaire, no 13, 2013, p. 281-299

– Droixhe, Daniel, « Voltaire et les débuts du Journal encyclopédique : une collaboration médiatique sous contrôle », dans F. Tilkin (dir.), L’Encyclopédisme au xviiie siècle, Genève, Droz, 2008, p. 95-112

– Ferret, Olivier, « Larvatus prodire : la réception de l’Essai sur les mœurs dans L’Année littéraire », Revue Voltaire, no 5, 2005, p. 195-208

– Ferret, Olivier, et Méricam-Bourdet, Myrtille, « Voltaire-Rousseau : la médiatisation d’une querelle », dans S. Baudry et D. Reynaud (dir.), Nouvelles formes du discours journalistique au xviiie siècle. Lettres au rédacteur, nécrologies, querelles médiatiques, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2018, p. 203-231

– Fields, Madeleine, « Voltaire et le Mercure de France », SVEC, no 20, Oxford, Voltaire Foundation, 1962, p. 175-215

– Goggi, Gianluigi, « Grimm et Diderot face à l’œuvre historique de Voltaire (et en particulier à l’Essai sur les mœurs) dans la Correspondance littéraire », Revue Voltaire, no 5, 2005, p. 209-226

– Lenardon, Dante, « Voltaire as seen through the Journal encyclopédique and the Année littéraire », dans Robert L. Walters (dir.), Colloque 76 : Voltaire, London (Ontario), University of Western Ontario, 1983, p. 59-82

– Lizé, Émile, Voltaire, Grimm et la Correspondance littéraire, SVEC, no 180, Oxford, Voltaire Foundation, 1979

– Marx, Jacques, « Une liaison dangereuse au xviiie siècle : Voltaire et Jean Henri Samuel Formey », Neophilologus, no 53-2, 1969, p. 138-146

– Mat-Hasquin, Michèle, « L’image de Voltaire dans les Mémoires secrets », SVEC, no 182, Oxford, Voltaire Foundation, 1979, p. 319-329

– Méricam-Bourdet, Myrtille, « Avec approbation et privilège : Voltaire et le Mercure de France », inédit d’HDR, Université Lumière Lyon 2, 2022

– Moureau, François, « L’Agence Voltaire de Ferney et d’ailleurs », dans La Plume et le plomb. Espaces de l’imprimé et du manuscrit au siècle des Lumières, Paris, PUPS, 2006, p. 445-458

– Niati, Justin S., Voltaire confronte les journalistes : la tolérance et la liberté de la presse à l’épreuve, New York/Bern, P. Lang, 2008

– Pomeau, René, « Prévost et Voltaire », dans L’Abbé Prévost : actes du colloque d’Aix-en-Provence, 20 et 21 décembre 1963, Aix-en-Provence, Ophrys, 1965, p. 23-30

– Rubin-Detlev, Kelsey, « Voltaire and the affair of the bottle conjuror: the authorship of the review of Tristram Shandy in the Gazette littéraire de l’Europe (20 March 1765) », Revue Voltaire, no 12, 2012, p. 285-292

– Sgard, Jean, « Prévost et Voltaire », RHLF, no 64, 1964, p. 545-564

– Sgard, Jean, « Voltaire et la passion du journalisme », dans C. Mervaud et S. Menant (dir.), Le Siècle de Voltaire. Hommage à René Pomeau, Oxford, Voltaire Foundation, 1987, 2 vol., t. 2, p. 847-854

– Sgard, Jean, « Voltaire entre la plume et le plomb », dans G. Ferreyrolles et L. Versini (dir.), Le Livre du monde, le monde des livres : mélanges en l’honneur de François Moureau, Paris, PUPS, 2012, p. 1147-1156

– Strien, Kees van, Voltaire in Holland, 1736-1745, Louvain/Paris/Bristol, Peeters, 2011

– Strien, Kees van, Voltaire in Holland, 1746-1778, Louvain/Paris/Bristol, Peeters, 2016

– Thomson, Ann, « Aspects inconnus du séjour de Voltaire en Prusse », dans P. Brockmeier, R. Desné et J. Voss (dir.), Voltaire und Deutschland. Quellen und Untersuchungen zur Rezeption der Französischen Aufklärung, Stuttgart, Metzlersche Verlagsbuchhandlung, 1979, p. 79-89

Journées Voltaire 2024 – Voltaire et la médecine – 13 au 14 juin

Colloque international dans le cadre des Journées Voltaire 2024
organisé par la SEV (Société des Études Voltairiennes),
le CELLF (Sorbonne Université),
le CÉRÉdI (Université Rouen Normandie)
et l’IRCL (Université Paul-Valéry Montpellier 3)
en partenariat avec la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine

Jeudi 13 juin à l’Académie nationale de médecine (16 rue Bonaparte 75006 PARIS)
Vendredi 14 juin à Sorbonne Université (Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, Amphi Molinié 75005 PARIS)

Présentation

Comment Voltaire, cet éternel malade à en croire sa correspondance, se situe-t-il par rapport à la médecine de son temps ? L’article « Maladie, médecine » des Questions sur l’Encyclopédie exprime son ambivalence : « Il est vrai que très longtemps sur cent médecins il y a eu quatre-vingt-dix-huit charlatans. […] Il n’est pas moins vrai qu’un bon médecin nous peut sauver la vie en cent occasions et nous rendre l’usage de nos membres ».
Le développement important des Medical Humanities fournit un contexte favorable pour soulever aujourd’hui pareil questionnement, naturellement interdisciplinaire en ce qu’il associe littérature, histoire des idées, histoire de la médecine et des sensibilités. Au-delà du strict aspect biographique longtemps privilégié, il s’agira, pendant ces deux jours, de poser les questions suivantes : comment, au siècle des Lumières, une médecine moderne et dépouillée des vieilles croyances s’invente-t-elle, dans quelle articulation aux enjeux polémiques et jusqu’à quel point ? Quel rapport au corps, quel rapport à la matière le discours sur la médecine engage-t-il chez le philosophe ? Mais aussi, concrètement, quelle alimentation, quels remèdes Voltaire préconisa-t-il ou critiqua-t-il ? N’est-il des remèdes que chimiques et quid du théâtre qui vaut « presque » les pilules de Stahl selon le dramaturge lui-même ? La question de la postérité de la figure de Voltaire malade ou médecin sera enfin posée, du XIXe au XXIe siècle.

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Journées Voltaire 2024 – Appel à communications

« Voltaire et la médecine »

(date limite d’envoi : 1er décembre 2023)

École française vers 1775, entourage de Jean Huber dit Huber-Voltaire. Un homme assis dans un fauteuil ou portrait présumé de Voltaire malade à Ferney.

Colloque international dans le cadre des Journées Voltaire 2024

organisé par la SEV (Société des Études Voltairiennes),
en collaboration avec le CELLF (Sorbonne Université), le CÉRÉdI (Université Rouen Normandie), 
l’IRCL (Université Paul-Valéry Montpellier 3),
la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine et la Voltaire Foundation (Université d’Oxford)
avec le soutien du Priteps, de l’Initiative Théâtre et du pôle “Europe des lumières” de la Faculté des Lettres  de Sorbonne-Université.

13-14 juin 2024

Académie Nationale de médecine
16 rue Bonaparte 75006- PARIS

Université Paris-Sorbonne
Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75005- PARIS, Amphi Molinié

Comité d’organisation :

Renaud Bret-Vitoz, renaudbretvitoz@gmail.com
Laurence Macé, laurence.mace-delvento@univ-rouen.fr
Jennifer Ruimi, jennifer.ruimi@univ-montp3.fr

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Soutenance d’HDR – M. Méricam-Bourdet – 17 juin 2022

Soutenance le vendredi 17 juin, à la Maison des Sciences de l’Homme Lyon-Saint-Étienne (14 avenue Berthelot, Lyon 7e, salle Marc Bloch), de l’habilitation à diriger des recherches de Myrtille Méricam-Bourdet.

La synthèse intitulée « Lumières, histoire et politique » est accompagnée d’un inédit portant sur « Voltaire avec approbation et privilège : Voltaire et le Mercure de France » (477 p.).

Le jury est composé de Bertrand Binoche (univ. Paris 1, rapporteur) ; Olivier Ferret (univ. Lyon 2, garant) ; Aurélia Gaillard (univ. Bordeaux Montaigne) ; François Jacob (univ. Lyon 3) ; Christophe Martin (Sorbonne université, rapporteur) ; Denis Reynaud (univ. Lyon 2, rapporteur) ; Catherine Volpilhac-Auger (ENS de Lyon).