Archives de catégorie : Appels à communication

Appel à communications : Voltaire et les passions

Colloque international organisé par la Société des études voltairiennes, Paris, 18-19 juin 2026

Sorbonne Université, Maison de la recherche, salle D040

L’enquête sur le traitement, par Voltaire, de la question des passions invite à effectuer une traversée de l’intégralité de son œuvre dont l’ampleur est sans doute intimidante. On s’en tiendra à suggérer quelques aspects de la réflexion qui peuvent être abordés et croisés dans les communications, en fonction des corpus retenus.

Les pistes que l’on va esquisser ne visent pas à segmenter les pans de l’œuvre mais bien plutôt à attirer l’attention sur des aspects du problème qui ne sauraient être strictement corrélés à l’un – à l’exclusion d’autres – des segments que l’on n’indique ici qu’à titre d’illustration.

La question soulève d’abord un problème de définition et doit être inscrite dans un héritage philosophique qui invite à situer le discours voltairien par rapport aux penseurs du siècle précédent qu’il a lus et dont il a parfois annoté les textes dans les exemplaires conservés dans la bibliothèque de Ferney. C’est d’abord le cas de Descartes qui, dans son Traité des passions (1649), propose une typologie des passions (« primitives » vs « particulières ») et, dans le cadre d’une philosophie dualiste, appréhende les passions au niveau de l’interaction du corps et de l’âme. Mais c’est aussi le cas de Spinoza, qui, notamment dans l’Éthique (1677), développe une pensée moniste et esquisse une géométrie des passions au sein d’une théorie générale des affects.

Un nouveau contexte de la réhabilitation générale des passions a aussi progressivement pris consistance, dans la première moitié du xviiie siècle, qui laisse derrière elle le rigorisme moral pessimiste de la tradition religieuse, ainsi que l’idée de corruption liée au péché originel, pour identifier dans les passions les ressorts de la sociabilité humaine. En privilégiant l’examen de la tension entre passions et actions, il s’agirait ainsi d’apprécier les propositions théoriques que formule Voltaire en particulier dans des textes « philosophiques », opuscules et ouvrages alphabétiques, propositions qui ouvrent encore sur une saisie de la dimension anthropologique de cette question.

On peut s’intéresser en outre à la manière dont les passions, en tant qu’elles entrent potentiellement en conflit avec l’exercice d’une raison dépassionnée, sont invoquées dans l’ordre des discours. On songe par exemple aux textes polémiques qui tendent à réduire la portée du discours antagoniste au produit d’une logique passionnelle, dont le discours de Voltaire est à l’évidence lui-même loin d’être exempt. S’agissant des textes pamphlétaires, on pourra alors s’interroger sur le statut de la haine comme argument voltairien mais aussi, dans les discours d’autres auteurs et autrices, comme élément caractérisant le registre polémique voltairien.

Mais il s’agira aussi d’explorer la manière dont, dans le cadre des affaires (Calas, Sirven, La Barre) dans lesquelles il s’est fortement impliqué, Voltaire mobilise la question des passions pour rendre compte des mécanismes conduisant à l’erreur judiciaire, à commencer par le phénomène de l’émotion des esprits corrélé à l’analyse du fanatisme en tant que manifestation d’une intolérance en acte.

On pourra encore prêter attention aux arguments mettant en jeu les passions dans le discours historique de Voltaire, en tant qu’ils peuvent être érigés en principes explicatifs de chaînes de causalités, en particulier dans les grandes sommes historiques constituant un panorama trans-séculaire (l’Essai sur les mœurs, que prolongent Le Siècle de Louis XIV et le Précis du siècle de Louis XV), mais aussi dans les monographies consacrées à Charles XII, roi de Suède, et à Pierre-le-Grand, tsar de Russie. Dans quelle mesure les passions sont-elles considérées comme des moteurs de l’action politique ? On rejoint aussi par là le questionnement sur de possibles corrélations entre événements privés et publics. On pourra, en outre, s’interroger sur le rôle que jouent les passions non seulement dans la dynamique des événements historiques racontés, mais également dans les réactions des lecteurs et lectrices, dont Voltaire entend, comme il l’affirme, « remuer les passions », rompant définitivement avec les modèles historiographiques qu’ont pu représenter Mézeray ou Daniel, dont Voltaire a lu et critiqué les histoires de France.

Une troisième piste pourrait envisager la place et les fonctions des dynamiques passionnelles dans les œuvres de fiction. Comment les passions entrent-elles dans les ressorts d’une intrigue, au sein d’une épopée (La Henriade) ou de son envers parodique (La Pucelle), ou encore au sein des « romans philosophiques », regroupés sous cette étiquette dans certaines des collections successives des œuvres publiées du vivant de Voltaire, où les répertoires classiques des paradigmes passionnels cèdent la place à une représentation plus plastique des passions liées aux expériences du corps sensible des personnages.

Quant au corpus du théâtre, une attention spécifique pourrait être apportée aux fonctions dramatiques des passions. Outre l’examen de ressorts passionnels dans les intrigues des pièces, la réflexion conduit, au-delà de considérations fonctionnalistes, à une interrogation de nature esthétique, qu’il faudrait faire dialoguer avec les théorisations contemporaines de la finalité du théâtre (et notamment du drame), à commencer par celles formulées par Diderot à la fin des années 1750 et immédiatement contestées par Rousseau dans la Lettre à D’Alembert sur les spectacles (1758).

À plus large échelle, s’agissant de la tragédie, il s’agirait de s’interroger sur la manière dont Voltaire se positionne, dans ses écrits théoriques mais peut-être d’abord dans sa conception dramatique et sa pratique dramaturgique, par rapport à l’héritage aristotélicien : y a-t-il, dans l’œuvre de Voltaire, une pensée singulière de la catharsis ?

Les propositions de communications peuvent être adressées conjointement à Olivier Ferret (olivier.ferret[at]univ-lyon2.fr) et à Gianni Iotti (gianni.iotti[at]unipi.it) jusqu’au 15 janvier 2026.

Les textes issus de ces communications, dès lors qu’ils auront reçu l’approbation de son comité de lecture, seront publiés en 2027 dans le numéro 27 de la Revue Voltaire.

Appel à communications : Les modernités de Voltaire (Sousse, Tunisie)

Colloque international organisé par le Laboratoire de Recherche  École et Littératures (LAREL) du 16 au 17 avril 2026

Faculté des lettres et des sciences humaines de Sousse, Université de Sousse, Tunisie

        Aucun homme de lettres français n’est autant invoqué que Voltaire dans l’actualité. Ses combats pour la tolérance et la liberté d’expression, contre l’injustice et le fanatisme religieux n’ont rien perdu de leur pertinence, ainsi que l’a démontré le succès en librairie de son Traité sur la tolérance (1763) après les attentats de 2015. Si être moderne, comme le souligna en son temps Michel Foucault, consiste d’abord à entretenir un certain mode de relation à l’actualité, à « réfléchir sur l’actualité »[1], Voltaire est l’homme de lettres moderne par excellence. En effet, la modernité est un concept désignant l’idée d’agir en conformité avec son temps et non plus en fonction de valeurs considérées comme dépassées : être moderne, c’est d’abord être tourné vers l’avenir. Le Moderne n’est pas seulement le contemporain, l’actuel, il ne se confond pas avec le nouveau ou le présent ; avant d’être une époque, la Modernité est un « esprit », une entreprise individuelle et sociale de libération par rapport aux diverses tutelles qui maintiennent l’humanité dans un état d’hétéronomie : la tutelle spirituelle, morale et scientifique de l’Église, la tutelle politique et économique de la monarchie, et même la tutelle esthétique des Anciens. Last but not least, Voltaire a été l’un des premiers à se positionner en faveur d’une simplification et d’une clarification de la langue française, dans un souci de précision et de compréhension. Sa tentative de réforme de l’orthographe et la grammaire pour les adapter aux nécessités de son époque participe directement à sa volonté de libérer l’esprit humain des entraves du dogmatisme et de l’obscurantisme. Avec Voltaire, la Modernité sort définitivement des cadres de la tradition qu’elle avait pu conserver, pour s’engager sur la voie de l’État moderne et de la civilisation du commerce, pour défendre la liberté de conscience et la suprématie des sciences physico-mathématiques. Dans sa lutte en faveur de l’émancipation progressive à l’égard des contraintes qui pèsent sur l’humanité, Voltaire a mis le feu aux structures vermoulus de l’Ancien régime, défendant l’idée que les hommes doivent concevoir la politique en fonction de critères rationnels et non plus, comme par le passé, en fonction de considérations aristocratiques, religieuses ou théologiques. Très lié aux idées d’émancipation, d’évolution, de progrès et d’innovation, le concept de modernité incarné par Voltaire constitue l’opposé des idées d’attachement au passé, d’immobilisme et de stagnation ; il valorise la culture et la connaissance rationnelle triomphant des superstitions, des préjugés et du dogmatisme, et assurant la marche de l’humanité dans le sens du perfectionnement moral et du bonheur.

        Étudier de manière critique le thème de la modernité et de l’actualité de Voltaire, de l’artiste et du penseur, consisterait à explorer, entre autres, les axes suivants[2] :

  • Voltaire et la littérature : ses innovations littéraires ; Voltaire réformateur de la langue et de l’orthographe françaises ; Voltaire historiographe
  • Voltaire maître à penser des Lumières : sa propagation en France de la philosophie et de la science anglaises ; sa critique des systèmes ; ses combats contre le fanatisme et l’intolérance et en faveur de la liberté de penser et la liberté d’expression
  • Voltaire réformateur : son éloge du progrès et du commerce ; Voltaire entrepreneur ; ses prises de position contre la peine de mort et pour une justice moderne ; Voltaire et le végétarisme ; Voltaire féministe ?
  • Actualité et modernité de Voltaire aujourd’hui : le triomphe de ses idées après 1789 ; l’actualité de ses combats à travers le monde ; quelle place pour l’intellectuel engagé dans la société moderne ?
  • Les limites de sa modernité : Voltaire est ancien et moderne à la fois : d’une part, il est resté foncièrement attaché au « siècle » de Louis XIV et n’a pas vu venir certaines évolutions ; d’autre part, il est trop ancré dans l’actualité la plus immédiate pour que ses « fusées volantes » aient pu passer le temps ; enfin, Voltaire n’était ni un démocrate ni un révolutionnaire, il n’avait qu’un amour modéré de l’égalité et ne cherchait pas à éduquer le peuple
     

Modalités de soumission

Les propositions de communication de 300 mots avec une brève notice bio-bibliographique (100 mots maximum) seront envoyées à Nizar Ben Saad (bensaadnizou@yahoo.fr) et Gerhardt Stenger (gerhardt.stenger@univ-nantes.fr) avant le 31 décembre 2025.


 
[1] Michel Foucault, « Qu’est-ce que les Lumières ? », dans Dits et Écrits, tome IV, 1984, p. 562-578.
[2] Avant d’accuser Voltaire de misogynie, d’homophobie, d’islamophobie, de racisme ou d’antisémitisme, on est prié de jeter un coup d’œil sur le site de la Société Voltaire où ces questions sont traitées de manière (quasi-)définitive et sans a priori coupable : https://societe-voltaire.org/cqv/

Journées Voltaire 2025 – appel à communications : Voltaire et la presse

Organisées par la Société des Études Voltairiennes, le CELLF et l’IHRIM

en collaboration avec le DataLab et l’ERC ModErn

19-20 juin 2025

Lieux : BnF et Maison de la Recherche, Paris

À un moment où les corpus périodiques du XVIIIe siècle sont très largement accessibles en ligne, et commencent à pouvoir être exploités efficacement par différents outils liés à l’intelligence artificielle, la Société des Études Voltairiennes souhaite réexaminer les liens entre Voltaire et la presse de son époque. Le mépris de Voltaire pour les journalistes contemporains est bien connu, de même que ses déclarations à l’emporte-pièce sur le peu d’intérêt qu’il accorde aux journaux. Cette posture ne résiste cependant pas à l’examen de sa correspondance, qui atteste au contraire un certain nombre de liens avec les rédacteurs de plusieurs périodiques de son époque. Et encore n’avons-nous sans doute accès qu’à une infime partie de ce qui s’est joué de son vivant, par des liens directs lorsque Voltaire était à Paris, ou par le biais de ses proches (Thiriot, Mme Denis, etc.) qui ont servi de relais. Les Journées Voltaire se proposent donc d’interroger les liens que Voltaire a entretenus avec la presse de son époque de manière extensive, en réexaminant des corpus jusque-là moins accessibles dans les collections.

On souhaiterait en premier lieu que ces liens soient explorés par le biais de la présence même des textes voltairiens dans les périodiques. Quels textes se trouvent publiés ? dans quels journaux ? à quelles dates ? Existe-t-il des traces externes indiquant que Voltaire a été acteur de ces publications, qu’il a pu chercher à solliciter ? Les subit-il au contraire ? Ou bien encore en bénéficie-t-il sans avoir cherché à les favoriser dans le cas de certains périodiques ? Autrement dit, on cherchera à préciser ce que peut recouvrir l’expression de « collaboration médiatique » (D. Droixhe) qui a pu être employée pour désigner ces liens, et qui sont sans doute extrêmement variables d’un périodique à un autre.

On examinera ainsi à nouveaux frais les relations que Voltaire a établies avec les journalistes de son époque, en prêtant aussi une attention particulière au contexte de publication des périodiques (en France ou à l’étranger, avec autorisation ou non, etc.), et aux types de textes mêmes que ces périodiques publient – ou ne publient pas. À côté des imprimés séparés ou des recueils d’œuvres, de quelle nature est l’œuvre voltairienne qu’impriment les différents journaux ? Conserve-t-on par ailleurs des traces de la réception des textes ainsi diffusés, et de la perception qu’en ont eue les contemporains ? On pourra donc aussi chercher à mesurer l’influence possible de la publication de l’œuvre par le biais des périodiques, qui ont eux aussi contribué à sa diffusion.

On pourra enfin considérer la réception critique des œuvres voltairiennes en leur ensemble (contes, ouvrages historiques, scientifiques ou philosophiques, théâtre représenté et/ou édité, etc.) au sein des périodiques, tout en la situant de manière précise par rapport au(x) genre(s) de la critique littéraire qui se met en place au cours du XVIIIe siècle. Sans se limiter à l’étude des discours idéologiquement situés de tel ou tel journal, et qui ont déjà pu faire l’objet de travaux, l’examen pourra aussi mettre en valeur la place qui est accordée – ou non – à Voltaire au sein de la sphère littéraire relativement aux autres auteurs contemporains, et détailler les modalités pratiques utilisées par la presse à cette fin (comptes rendus critiques rédigés par les journalistes, recueils d’anecdotes, publication de poèmes ou de lettres envoyés par des tiers, etc.).

Les propositions de communication sont à envoyer à myrtille.mericam-bourdet[at]univ-lyon2.fr avant le 30 novembre 2024. Les communications feront l’objet d’une publication dans la Revue Voltaire n° 26 (2026).

Organisateurs : Myrtille Méricam-Bourdet (Université Lumière Lyon 2) et Renaud Bret-Vitoz (Sorbonne Université).

Bibliographie indicative

– Bédarida, Henri, « Voltaire, collaborateur de la Gazette littéraire de l’Europe (1764) », dans Mélanges d’histoire littéraire générale et comparée offerts à Fernand Baldensperger, Paris, Champion, 1930, p. 24-38

– Ben Messaoud, Samy, « Voltaire et la Gazette littéraire de l’Europe, brève illustration du journalisme pamphlétaire », dans P. Bonnet (dir.), Littérature et contestation : pamphlets et polémiques du règne de Louis XIV aux Lumières, Paris, Éditions Le Manuscrit, 2011, p. 379-396

– Ben Messaoud, Samy, « Voltaire journaliste scientifique », Revue Voltaire, no 13, 2013, p. 281-299

– Droixhe, Daniel, « Voltaire et les débuts du Journal encyclopédique : une collaboration médiatique sous contrôle », dans F. Tilkin (dir.), L’Encyclopédisme au xviiie siècle, Genève, Droz, 2008, p. 95-112

– Ferret, Olivier, « Larvatus prodire : la réception de l’Essai sur les mœurs dans L’Année littéraire », Revue Voltaire, no 5, 2005, p. 195-208

– Ferret, Olivier, et Méricam-Bourdet, Myrtille, « Voltaire-Rousseau : la médiatisation d’une querelle », dans S. Baudry et D. Reynaud (dir.), Nouvelles formes du discours journalistique au xviiie siècle. Lettres au rédacteur, nécrologies, querelles médiatiques, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2018, p. 203-231

– Fields, Madeleine, « Voltaire et le Mercure de France », SVEC, no 20, Oxford, Voltaire Foundation, 1962, p. 175-215

– Goggi, Gianluigi, « Grimm et Diderot face à l’œuvre historique de Voltaire (et en particulier à l’Essai sur les mœurs) dans la Correspondance littéraire », Revue Voltaire, no 5, 2005, p. 209-226

– Lenardon, Dante, « Voltaire as seen through the Journal encyclopédique and the Année littéraire », dans Robert L. Walters (dir.), Colloque 76 : Voltaire, London (Ontario), University of Western Ontario, 1983, p. 59-82

– Lizé, Émile, Voltaire, Grimm et la Correspondance littéraire, SVEC, no 180, Oxford, Voltaire Foundation, 1979

– Marx, Jacques, « Une liaison dangereuse au xviiie siècle : Voltaire et Jean Henri Samuel Formey », Neophilologus, no 53-2, 1969, p. 138-146

– Mat-Hasquin, Michèle, « L’image de Voltaire dans les Mémoires secrets », SVEC, no 182, Oxford, Voltaire Foundation, 1979, p. 319-329

– Méricam-Bourdet, Myrtille, « Avec approbation et privilège : Voltaire et le Mercure de France », inédit d’HDR, Université Lumière Lyon 2, 2022

– Moureau, François, « L’Agence Voltaire de Ferney et d’ailleurs », dans La Plume et le plomb. Espaces de l’imprimé et du manuscrit au siècle des Lumières, Paris, PUPS, 2006, p. 445-458

– Niati, Justin S., Voltaire confronte les journalistes : la tolérance et la liberté de la presse à l’épreuve, New York/Bern, P. Lang, 2008

– Pomeau, René, « Prévost et Voltaire », dans L’Abbé Prévost : actes du colloque d’Aix-en-Provence, 20 et 21 décembre 1963, Aix-en-Provence, Ophrys, 1965, p. 23-30

– Rubin-Detlev, Kelsey, « Voltaire and the affair of the bottle conjuror: the authorship of the review of Tristram Shandy in the Gazette littéraire de l’Europe (20 March 1765) », Revue Voltaire, no 12, 2012, p. 285-292

– Sgard, Jean, « Prévost et Voltaire », RHLF, no 64, 1964, p. 545-564

– Sgard, Jean, « Voltaire et la passion du journalisme », dans C. Mervaud et S. Menant (dir.), Le Siècle de Voltaire. Hommage à René Pomeau, Oxford, Voltaire Foundation, 1987, 2 vol., t. 2, p. 847-854

– Sgard, Jean, « Voltaire entre la plume et le plomb », dans G. Ferreyrolles et L. Versini (dir.), Le Livre du monde, le monde des livres : mélanges en l’honneur de François Moureau, Paris, PUPS, 2012, p. 1147-1156

– Strien, Kees van, Voltaire in Holland, 1736-1745, Louvain/Paris/Bristol, Peeters, 2011

– Strien, Kees van, Voltaire in Holland, 1746-1778, Louvain/Paris/Bristol, Peeters, 2016

– Thomson, Ann, « Aspects inconnus du séjour de Voltaire en Prusse », dans P. Brockmeier, R. Desné et J. Voss (dir.), Voltaire und Deutschland. Quellen und Untersuchungen zur Rezeption der Französischen Aufklärung, Stuttgart, Metzlersche Verlagsbuchhandlung, 1979, p. 79-89

Journées Voltaire 2024 – Appel à communications

« Voltaire et la médecine »

(date limite d’envoi : 1er décembre 2023)

École française vers 1775, entourage de Jean Huber dit Huber-Voltaire. Un homme assis dans un fauteuil ou portrait présumé de Voltaire malade à Ferney.

Colloque international dans le cadre des Journées Voltaire 2024

organisé par la SEV (Société des Études Voltairiennes),
en collaboration avec le CELLF (Sorbonne Université), le CÉRÉdI (Université Rouen Normandie), 
l’IRCL (Université Paul-Valéry Montpellier 3),
la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine et la Voltaire Foundation (Université d’Oxford)
avec le soutien du Priteps, de l’Initiative Théâtre et du pôle “Europe des lumières” de la Faculté des Lettres  de Sorbonne-Université.

13-14 juin 2024

Académie Nationale de médecine
16 rue Bonaparte 75006- PARIS

Université Paris-Sorbonne
Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75005- PARIS, Amphi Molinié

Comité d’organisation :

Renaud Bret-Vitoz, renaudbretvitoz@gmail.com
Laurence Macé, laurence.mace-delvento@univ-rouen.fr
Jennifer Ruimi, jennifer.ruimi@univ-montp3.fr

Continuer la lecture de Journées Voltaire 2024 – Appel à communications →

Journées Voltaire 2022 – Appel à communications

« Œuvres complètes, œuvre ouverte »

Hôtel de Lauzun (9 juin) et Sorbonne Université (10 juin)

Journées Voltaire 2022 / Colloque international co-organisé par l’Université d’Oxford (Voltaire Foundation), la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université, la Société des Études Voltairiennes (SEV), l’Institut de recherche sur la Renaissance, l’âge Classique et les Lumières (IRCL) de Montpellier, avec le soutien de l’Institut d’Études Avancées (IEA) de Paris.

Organisation : Nicholas Cronk (Université d’Oxford, Voltaire Foundation), Linda Gil (IRCL, Université Paul-Valéry Montpellier 3), Christophe Martin (CELLF, Sorbonne Université) et Gillian Pink (Université d’Oxford, Voltaire Foundation)

Présentation

En 1967, Théodore Besterman lançait l’idée de mettre en chantier une édition complète des œuvres de Voltaire appelée à succéder à l’édition Moland publiée en 1875. Cinquante-cinq ans plus tard, en 2022, avec la parution fin 2021 du dernier des 203 volumes de l’édition publiée sous l’égide de la Voltaire Foundation, cette monumentale entreprise sera enfin achevée.

Continuer la lecture de Journées Voltaire 2022 – Appel à communications →

Journées Voltaire 2021 – Appel à communications

« Le Théâtre de Voltaire : entre la ville et la Cour (1718-1753) »

Journées d’études de la Société des Études Voltairiennes (SEV)
Vendredi 11 juin et samedi 12 juin 2021

La Société des Études Voltairiennes consacre ses deux journées annuelles en 2021 au « Théâtre de Voltaire : entre la ville et la Cour (1718-1753) ». L’occasion en est donnée par la parution du Théâtre complet de Voltaire chez Classiques Garnier sous la direction générale de Pierre Frantz (6 volumes prévus, le tome I paru en décembre 2019, les tomes II et III prévus en 2021). Voltaire s’est voué pendant six décennies à l’écriture dramatique, avec plus de cinquante pièces, à l’analyse critique et à la défense d’une esthétique dramatique nouvelle (préfaces, épîtres dédicatoires, discours, articles…). Sa correspondance avec les comédiens et auteurs témoigne elle aussi du souci constant de la représentation qui fut le sien. Il est ainsi apparu nécessaire de concentrer ces journées autour d’une unité temporelle, celle de la première grande période du répertoire voltairien, à partir de l’entrée officielle de Voltaire dans la carrière dramatique avec l’immense succès de la tragédie Œdipe (1718) et jusqu’au séjour en Prusse où il écrit et fait jouer, entre autres, Le Duc d’Alençon (1753) à la cour de Potsdam et à Berlin par la troupe amateur du Prince Henri, jeune frère de Frédéric. Parmi d’autres, plusieurs axes seront à privilégier :

Continuer la lecture de Journées Voltaire 2021 – Appel à communications →

(Ré-)éditer Voltaire – Appel à contributions

Projet de livre collectif, dirigé par Linda Gil et Nicolas Morel

S’interroger sur les personnalités (éditeurs, imprimeurs, libraires, copistes, …) qui gravitent autour de la confection des ouvrages du patriarche ; sur les modalités de leur participation à la construction de ce geste éditorial ainsi que sur les aspects plus largement pratiques d’une édition des Œuvres de Voltaire sont autant d’approches à envisager pour mettre au jour les mécanismes qui construisent sa réception. Cette question touche plus généralement aux réinvestissements posthumes de la philosophie des Lumières, et pose le problème de ce qu’est la « réception d’un auteur ». Catalogue de lectures influencées par l’air du temps ? Effort pour retrouver le « vrai Voltaire » ? Entre un relativisme peu fécond et un dogmatisme souvent hagiographique, ne s’agit-il pas tout simplement de constater l’écart entre chacune des représentations du patriarche et de son œuvre, pour mieux les interroger ?

Continuer la lecture de (Ré-)éditer Voltaire – Appel à contributions →

Journées Voltaire 2019 – Appel à communications

La vision de Voltaire des pays germanophones et la réception de ses séjours dans les réseaux de communication français et germanophones (XVIIIe – première moitié du XIXe siècle)

13 juin 2019, Université de Picardie Jules Verne Amiens Logis du Roy
14 juin 2019, Paris CELLF

Organisé par Guillaume Métayer et Ludolf Pelizaeus

Partenaires : Société des Études Voltairiennes, CELLF, CEFRES.
Contact : gme.metayer@gmail.com, ludolf.pelizaeus@u-picardie.fr

Le colloque a pour objectif de jeter un éclairage sur la réception des séjours de Voltaire en Allemagne surtout chez des auteurs moins connus, tant dans l’espace germanophone (Allemagne et Monarchie des Habsbourg) qu’en France.

Un premier volet s’intéressera à la diffusion commerciale des textes de Voltaire et aux transferts au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, grâce à la numérisation, nous sommes mieux à même d’en prendre connaissance et de reconstituer les chemins qu’ont pris les textes, en français, en allemand ou dans d’autres langues, au cours de processus de transferts culturels et linguistiques qui ont conduit à leur adaptation. Sur cette base, la réception de Voltaire pendant la première moitié du XIXe siècle pourra être réévaluée. C’est l’époque où les premières histoires de la littérature française ont été publiées en Allemagne et il importe de cerner quelle place était assignée à Voltaire dans ce contexte.

Continuer la lecture de Journées Voltaire 2019 – Appel à communications →

Lectures voltairiennes 2018 – Saint-Pétersbourg

À la mémoire de Vladimir S. Lublinsky (1903-1968)

Le 1 et le 2 novembre 2018, le Centre d’études du siècle des Lumières (Réserve des livres rares, la Bibliothèque nationale de Russie) tient le colloque « Lectures voltairiennes 2018 ».

La tradition d’étude du siècle des Lumières à la Bibliothèque nationale de Russie est intimement liée à la figure emblématique de Vladimir Serguéyevitch Lublinsky.

Continuer la lecture de Lectures voltairiennes 2018 – Saint-Pétersbourg →

Journées Voltaire 2018 – Appel à communications

« Voltaire du Rhin au Danube (XVIIIe-XIXe siècles) »

22-23 juin 2018
Université-Paris-Sorbonne, organisées par Guillaume Métayer

Partenaires : CELLF (UMR8599), Société des Études Voltairiennes, le CEFRES (Prague) et le CERCLL (Université d’Amiens).

Contact : gme.metayer[arobase]gmail.com

Lieu : Université Paris-Sorbonne, amphithéâtre Michelet

S’il est un écrivain et philosophe français des Lumières qui a entretenu d’intenses relations avec le monde germanique et ses marches, c’est bien Voltaire. Outre ses nombreux séjours en Allemagne, et son célèbre appointement à la cour de Prusse auprès de Frédéric II, Voltaire a fréquenté Gotha, ou encore Aix-la-Chapelle. Surtout, de ses visites et relations et, plus encore, de ses lectures, sont nées de nombreuses œuvres de genres divers, parmi lesquelles la plus célèbre, Candide (1759), ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Par-delà cette fameuse Westphalie de fantaisie et de philosophie, l’Essai sur les Mœurs (1756) consacre des chapitres essentiels à cette histoire, dont Voltaire a donné ailleurs, à la demande de la duchesse de Saxe-Gotha, une autre version, plus détaillée : les Annales de l’Empire (1753), en cours de publication dans les Œuvres complètes. L’Histoire de la guerre de 1741 (fondue et réaménagée dans le Précis du Siècle de Louis XV) ménage également une grande place à cet ensemble politique et culturel aux frontières mouvantes. Des questions aussi essentielles que la lutte du pouvoir temporel et spirituel, notamment entre la papauté et le Saint-Empire, la problématique de la Réforme et plus généralement de l’identité religieuse et politique de l’Europe sont donc placées au cœur de ses réflexions et de son travail d’historien.

Continuer la lecture de Journées Voltaire 2018 – Appel à communications →